Dans notre article précédent, « Une ville durable, ça veut dire quoi ? », nous avions souligné qu’un des principaux critères est le pourcentage de la surface en espaces verts.

Mais pourquoi ?

Parce que c’est d’abord un élément essentiel de la qualité de vie de ses habitants, que de pouvoir leur proposer des espaces végétalisés spacieux où courir, faire jouer les enfants, pique-niquer, respirer.

Gare de Bois Colombes
La place de la gare à Bois-Colombes ne fait pas la part belle aux espaces verts, surtout pendant une longue période de travaux.

Parce que ces espaces verts jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ainsi, par exemple, lors d’une journée chaude d’été, l’air au-dessus d’une chaussée sera 4,5° plus chaud qu’au-dessus d’une platebande, et 10° plus chaud qu’un espace engazonné.

Enfin, parce que la majorité des arbres de grande taille présents dans une ville sont dans les espaces verts (bien plus que dans les petits jardins privés). Or ces grands arbres représentent 97% de la capacité de séquestration de CO2 de l’ensemble de la végétation urbaine.

Et nous, où en sommes-nous à Bois-Colombes ?

  • les parcs urbains : nous en avons un seul, le Parc des Bruyères
  • les parcelles de forêt : nous n’en avons pas
  • les cimetières végétalisés : nous n’en avons pas
  • les terrains sportifs en gazon naturel : nous n’en avons pas

Avec 7,6 ha d’espaces verts sur la commune, soit 3,9% de la surface communale, on atteint 2,6 m² d’espaces verts par habitant. La moyenne française sur des villes comparables est de 31 m² par habitant (même Paris atteint 14 m² par habitant).

Bien sûr, pas facile, dans une ville entièrement urbanisée comme Bois-Colombes, d’augmenter fortement la surface en espaces verts. Mais on peut au moins l’optimiser, en augmentant le nombre d’arbres, qui sont aussi un facteur essentiel pour la préservation de la biodiversité, en permettant la présence de multiples espèces de champignons, plantes, insectes, oiseaux, petits mammifères, et facilitent la mise en place de « trames vertes », afin d’assurer plus de continuité entre les jardins des particuliers. On ne peut se contenter des quelques dizaines d’arbres implantés sur la coulée verte.

Au vue de tous ces avantages, de nombreuses villes se sont lancées dans des programmes de plantation « 1 arbre par habitant ». Pourquoi pas nous ?


Par ailleurs, on peut aussi s’interroger sur les choix effectués lors des deux grandes opérations urbanistiques récentes des Bruyères et du quartier Nord, et de la décision de ne pas créer un stade de football, à la fois espace vert, et répondant à l’attente de centaines de jeunes Bois-Colombiens de pratiquer leur sport favori.

Pour aller plus loin : http://www.observatoirevillesvertes.fr/#enseignements-tendances

Alain Lime, Bois-Colombes En Marche

@limealain


Alain Lime, Bois-Colombes En Marche

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