Un resto, un apéro, un verre entre amis ? Chacun a déjà pu en faire le constat navrant : notre ville ne propose dans aucun de ses quartiers le minimum de lieux de sorties dont rêvent ses habitants.

Les riverains du quartier Bourguignons vont à Asnières, dans un quartier du Bac (pourtant résidentiel) où les quelques restaurants bistronomiques ne désemplissent pas. De même vers l’avenue d’Argenteuil, dont le côté Bois-Colombes présente une triste suite de vitrines closes et de restaurants en faillite.

Au Centre, c’est le couvre-feu sitôt les commerces fermés, alors que de nombreux emplacements autour de la place du marché sont vacants depuis longtemps. Aux Vallées et aux Bruyères, on trouve son bonheur dans les communes limitrophes. Quelques lieux emblématiques du côté de la rue Chefson et de la place Mermoz s’en sortent très bien, mais ils ne sont pas ouverts tous les soirs.

D’où vient cette situation ?

Partout, les loyers commerciaux sont devenus trop élevés, même dans les quartiers où les prix doivent rester bas pour être compétitifs, comme l’avenue d’Argenteuil et le quartier nord en général. Souvent, les places de stationnement sont rares, surtout le soir, car occupées par les voitures des résidents. Enfin, la ville est divisée en quartiers qui communiquent mal, et dont aucun n’est assez animé et attractif pour donner envie d’y flâner, voire même de le traverser.

Est-ce une fatalité ? Assurément non !

Certaines villes voisines ont mis en place une politique de développement commercial qui se révèle très efficace : préemption des baux, accompagnement à l’installation, recherche active de restaurateurs en quête d’un local. Qu’attendons-nous pour les imiter, et pour susciter l’installation de lieux conviviaux et de qualité dans les quartiers qui en ont le plus besoin ?

Nos voisins de la Garenne ou de Colombes ont créé des centres-villes attractifs, avec rues piétonnes, accès et stationnements vélo, placettes et terrasses, parkings souterrains : comment s’étonner que de sympathiques bistrots s’y installent et prospèrent ? Notre projet ambitieux pour le cœur de ville donnera envie de s’y retrouver pour dîner ou prendre un verre.

Aujourd’hui, la plupart des locaux à vocation commerciale situés dans les immeubles neufs de la zone Pompidou (et même encore aux Bruyeres) cherchent encore preneurs, et offrent le triste spectacle de rez-de-chaussée murés.

Quelle politique pour sortir de cette situation ?

Une politique volontariste de la mairie devrait permettre, dès la construction d’immeubles neufs, d’orienter l’attribution des rez-de-chaussée en fonction des besoins et aspirations des nouveaux habitants, et de ne pas laisser un blanc-seing aux promoteurs.

Autant de mesures qui demandent une véritable énergie et une volonté politique, mais aussi des compétences et une expérience du monde de l’entreprise dont notre liste ne manque pas. Pour les Bois-Colombiens, nous souhaitons agir pour que notre ville soit mieux qu’une ville dortoir : un village animé où l’on ait envie de vivre et de sortir.


Voir notre projet : Ville vivante et active

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