Le vote du budget d’une commune comme Bois-Colombes représente un acte politique majeur de la vie de la collectivité. Il fixe les grandes orientations pour l’année future. Il doit être voté impérativement avant le 31 mars de l’année concernée.

A noter : lors du renouvellement des conseils municipaux, comme ce sera le cas en mars prochain, la date peut être reportée jusqu’au 30 avril. Ce qui laisse le temps à une nouvelle équipe d’intervenir, le cas échéant, pour apporter des rectificatifs.

Le budget est l’acte juridique qui prévoit et autorise toutes les dépenses et les recettes pour une année civile. Il traduit en effet les choix politiques de la commune et détermine les moyens à mettre en œuvre. Par exemple, le niveau des impôts locaux (taux), les charges de fonctionnement de la commune, les choix des équipements à réaliser, les emprunts à contracter, la part consacrée au remboursement de la dette… Notre projet y trouvera donc sa traduction concrète.

La structure d’un budget comporte différentes parties : la section de fonctionnement et la section d’investissement, qui se composent chacune d’une colonne dépenses et d’une colonne recettes (cf. schéma ci-dessous).

Dans le cas de Bois-Colombes, le budget de fonctionnement s’élève à 49,6 M€ de produits pour 46,4 M€ de charges ; celui de l’investissement est déficitaire : 16,4 M€ de ressources pour 18,1 M€ d’emplois (résultats définitifs à fin 2018).

Le principal handicap de Bois-Colombes est la dette accumulée depuis 2014. Elle a doublé sur cette période pour se situer à presque 67 M€ (dette brute à fin 2018). Elle a donc un coût très élevé pour la Bois-Colombiens, de 2354 € par habitant, quand la moyenne des communes comparables est à seulement 1000 € par habitant (et 318€ pour nos voisins de la Garenne Colombes, commune comparable en termes d’habitants !). Joli record pour Bois-Colombes : la ville figure dans le top 20 des communes les plus endettées de France (sources : Le Journal du Net en 2017, Le Figaro en 2018).

Par ailleurs, les dépenses (notamment de fonctionnement) n’étant pas toujours optimisées, la capacité d’autofinancement de Bois-Colombes est limitée : sa dette sera résorbée en 14 années, alors que la norme raisonnable se situe à 10 ou 11 ans maximum.

Enfin, cette capacité d’autofinancement ne peut être améliorée par l’impôt car Bois-Colombes, là aussi, détient un record de prélèvement avec un niveau d’impôts locaux, en pourcentage particulièrement, parmi les plus élevés du département.

Alors, sur quels leviers jouer pour améliorer la situation ?

  • Mieux gérer les coûts de fonctionnement (c’est largement possible : sur ce point, le résultat comptable n’est que de 3,2 M€ à Bois-Colombes, pour  4,9 M€ à La Garenne Colombes, par exemple).
  • Négocier avec les promoteurs des engagements pour toutes nouvelles constructions immobilières, avec des contreparties réelles et substantielles pour la commune et donc ses citoyens.
  • Etre beaucoup plus battant pour conquérir des aides et subventions sur tous les sujets novateurs (développement durable, circulation douce, ville à énergie positive…) souvent  largement soutenus à plusieurs niveaux : région, état, Europe.

Notre ville mérite une gestion budgétaire qui soit en même temps ambitieuse et rigoureuse, afin de mieux répondre aux attentes des Bois-Colombiens.

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