Comment associer efficacement les citoyens aux évolutions de leur ville ?

Apparue en France depuis plusieurs décennies, la démocratie participative atteint aujourd’hui une forme de maturité. Avec ce recul, nous pouvons tirer les conclusions des initiatives vite essoufflées, face à celles qui ont su porter la voix du citoyen et à maintenir intact leur engagement. 

A Bois-Colombes, les seuls outils en place sont les conseils de quartier, dont  les membres sont choisis par la mairie et qui, très rarement réunis, n’ont qu’un rôle consultatif. Avec la fin d’un cycle municipal, l’opportunité se présente de donner un nouvel élan à la démocratie locale par la mise en place de nouveaux outils.

Le tirage au sort pour être représentatif

L’expérience montre que pour impliquer davantage les citoyens dans la prise de décision, il faut distinguer deux niveaux : la vie locale courante d’une part, et les projets structurants d’autre part.

La gestion courante de la commune bénéficiera toujours de la contribution des comités de quartier ou de comités thématiques. Mais ces comités seront plus représentatifs si une partie  des participants sont tirés au sort parmi les citoyens volontaires. Ils disposeront d’un budget pour des réalisations de proximité, prendront part à la conception de projets soumis au vote en conseil municipal, qui sera dans l’obligation de débattre de chacune de leurs propositions. 

Des moyens financiers raisonnables pour impliquer

En complément des comités, des canaux de communication simplifiés  permettront à tous les citoyens de solliciter les élus. Pour les projets majeurs, tels que le Grand Paris, trois outils seront combinés :

– réunions et groupes de travail en présence des citoyens,

– outils d’expression en libre-service, accessibles en mairie et par internet,

– recueil d’opinions et d’idées sur le terrain, par exemple à l’aide de points mobiles dans les rues fréquentées, afin de solliciter les populations qui ne se mobiliseraient pas autrement. 

Ces outils, qui requièrent des moyens financiers et humains très raisonnables, permettent d’impliquer tous les citoyens, quelles que soient leur disponibilité, leur intérêt pour les différentes thématiques ou leur aisance dans la prise de parole ou l’utilisation des outils numériques.La mise en œuvre  de cette politique suppose une démarche volontariste de l’équipe municipale, convaincue de l’efficacité de l’action collective et concertée. Notre liste « Bois Colombes en Marche », réunie autour d’Alain Lime, est une équipe composée de citoyens aux compétences très variées, et qui souhaitent vraiment construire la ville avec ses habitants, grâce à une démocratie vivante et participative.

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Un commentaire

  1. La crise de la Démocratie dont le constat se meure à chaque élection au taux d’abstention, mais aussi aux crises multiples – gilets jaunes, perte d’influence des syndicats, des partis politiques, perte de crédibilité des journaux, et attentat contre les organismes publics, police, pompiers, contestations multiples de tout projet d’envergure que ce soit au plan local, regional ou national.
    Cette crise impose en effet une action de tous les responsables politiques pour rapprocher le citoyen de la chose public en l’impliquant le plus possible au cursus des délibérations nécessaires à la réalisation de projet collectif.
    Les conseils de quartier sont un des moyens qui peut, si la mise œuvre respecte quelques principes, contribuer à réconcilier les citoyens avec la vie collective dans son expression politique.
    Quelques idées pour Bois-COlombes
    Les trois conseils existants paraissent suffisant et correspondent à son découpage
    territorial.
    Par contre leur composition et leur fonctionnement sont à revoir.
    Composition ; 35 membres ( sachant que l’on constate une présence effective d’environ 50% des désignés ) 20 membres tirés au sort à partir d’une liste de volontaires [ age 18/90) habitant la commune ]
    + 10 membres également tirés au sort à partir des listes électorales du secteur
    + 5 membres représentants les commerçants/artisans du secteur et autres activites structurantes du quartier.
    Enfin un élu ( maire adjoint+ suppléant)

    Fonctionnement : le conseil est animé et dirigé par un triumvirat élu par les membres, ce triumvirat est assisté du représentant élu du Conseil Municipal

    Il est prévu au minimum deux reunions par an de ce conseil, auxquel il convient d’ajouter, une reunion spécial du conseil municipal dédié aux conseils de quartier
    chaque conseil peut lancer autant de groupe de travail que nécessaire.

    Un budget de fonctionnement et d’investissement est affecté à chaque C.Q.
    a titre d’exemple, la Ville de Saint Nazaire prevoit 50000€ en fonctionnement et 350 000 € en investissement/ Ces budgets dédiés sont pour l’instant soumis au vote favorable du C.M

    Par ailleurs une formation est assurée par la mairie, pour chaque membre.

    Ceci n’est qu’un exemple du possible. Les expériences en ce domaine montrent que pour assurer le bon fonctionnement et la pérennité de cet outil de démocratie, il y faut de la part des élus une réelle volonté pour maintenir la motivation du plus grand nombre et éviter le virus TLM ( Toujours Les Mêmes) .

    En complément de ces conseils de Quartier, c’est évoqué dans votre programme, il y a les  » Initiatives citoyennes » une modalité plus souple qui permet à chaque citoyen de proposer et d’accompagner un projet, aidé par un accompagnant élu du C.M

    Bonne campagne.

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