Cantine, self ou encore restaurant scolaire, à Bois-Colombes, comme dans toutes les communes en France, la municipalité n’a pas l’obligation d’organiser une restauration scolaire pour les élèves de leurs écoles. Néanmoins, en le faisant, elle est contrainte de suivre un certain nombre de règles sanitaires et nutritionnelles. Par exemple : la nécessité d’offrir un produit laitier, ou de ne pas laisser en libre accès le sel et le poivre.

Les communes fixent les conditions d’accès à la cantine. Cependant, l’accès à la restauration scolaire est un droit pour tous les élèves. Il n’est pas possible de refuser l’accès à la cantine aux enfants dont les parents ne travaillent pas.

La cantine, un rôle éducatif 

À la cantine, l’enfant apprend à manger équilibré et découvre souvent des saveurs différentes de celles de la cuisine familiale.  C’est aussi l’occasion pour les plus grands de partager des moments de convivialité avec leurs camarades de classe, et pour les élèves de maternelle d’acquérir de l’autonomie.

Repas végétarien, circuit court : les nouveautés du menu

À partir du 1er novembre, les restaurants scolaires ont dans l’obligation de proposer un repas végétarien par semaine, comme le prévoit la loi « Egalim » et ce pour une expérimentation de deux ans.

Les cantines devront également proposer d’ici à 2022 « une part significative des produits », soit au moins 20 %, venant de circuits courts respectant l’environnement ou de l’agriculture biologique.

Interdiction des plastiques

Au 1er janvier 2025, et suite à l’application de la loi PACTE par le gouvernement, les contenants en plastiques seront interdits dans toutes les cantines scolaires, les crèches et les restaurants universitaires. Outre les raisons écologiques, les contenants en plastique contiennent des perturbateurs endocriniens comme les phtalates ou le bisphénol, qui migrent lorsque les aliments sont cuits ou réchauffés dans ces récipients.

Ce sont des parents d’élèves, lanceurs d’alerte, qui ont permis de sensibiliser les élus politiques sur ce problème de santé. Merci pour leur action !

Et à Bois-Colombes ?

À Bois-Colombes, la Sogerés a obtenu le marché en juillet 2018 pour 3 ans. Elle livre les repas en liaison froide aux différentes cantines de la ville, c’est-à-dire que les plats sont préparés en cuisine centrale puis remis en température sur place.

Les propositions de Bois-Colombes En Marche :

Développer les produits issus de l’agriculture biologique et des circuits courts dans les repas, tout en maîtrisant les coûts. Si l’on souhaite atteindre cet objectif sans augmenter les coûts de la restauration scolaire, il est nécessaire de réaliser des achats groupés avec par exemple d’autres collectivités. La réduction du gaspillage alimentaire est un autre levier. Proposer des petites ou grandes portions permet de mieux prendre en compte l’appétit des enfants.

Avancer l’application de la Loi EGALIM sur l’interdiction des contenants en plastique pouvant être chauffés, les couverts, les bâtonnets mélangeurs, en modifiant le cahier des charges de la restauration collective.

Donner une place plus importante à la diversification alimentaire en accompagnant les enfants dans leur choix vers des plats moins carnés.

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