Page consacrée au concert dans le document de présentation de la saison culturelle

Le vendredi 20 septembre était une journée importante pour la saison culturelle de Bois-Colombes : son lancement véritable avec un premier spectacle à la salle Jean-Renoir. 

Du très bon jazz…pour ceux qui étaient là…

Le spectacle fut d’ailleurs à la hauteur de nos attentes : Éric Legnini (victoire du jazz 2011), excellent compositeur, nous a proposé un magnifique concert vocal avec de jeunes chanteurs très talentueux, et le concours de la formidable association LPE qui gère le Captain Fox. Du très bon jazz à la portée de tous, suscitant d’ailleurs un grand enthousiasme… de ceux qui étaient là. 

Car le hic, c’est que la salle était aux deux-tiers vide. M. Masquelier, adjoint à la culture, constatant l’évidence, a sorti les rames pour nous expliquer que ce n’était pas grave, qu’on serait « entre nous » (dans ce cas autant faire le concert à Mermoz)… puis, qu’une salle pleine, c’est «  quand même mieux » (là, nous sommes d’accord !)

Certes, M. l’adjoint, on est « en début de saison ». Mais combien de mois faut-il pour que les Bois-Colombiens réalisent qu’il y a une saison et viennent en masse aux spectacles ?

Certes, M. l’adjoint, les journées du patrimoine étaient au programme du week-end… mais elles ne commençaient que le lendemain.

Bref, il est difficile de justifier qu’une salle de 365 places, dans laquelle ont lieu un ou deux spectacles vivants par mois, avec des entrées entre 12 et 19 euros, ne fasse pas le plein un vendredi soir dans une ville de 28 000 habitants. 

A l’évidence la communication municipale et la promotion des événements culturels sont perfectibles. 

Tout d’abord, le descriptif du concert dans Sortir à Bois-Co était sybillin :

Comment espère-t-on attirer les foules avec ça ?

Mais surtout, ce sont les moyens mis au service de la communication culturelle municipale qui sont en cause : 

  • en dehors de l’appli et du site (toujours sans version mobile)  le digital, et en particulier les réseaux sociaux ne sont pas utilisés pour aller chercher le public ; 
  • l’affichage public est très limité ; 
  • la communication vers les villes voisines est apparemment inexistante ; 
  • il n’y a pas de politique de promo ou de gratuité pour remplir la salle en cas d’insuccès ; 
  • Et quid des relais associatifs qui permettraient de faire venir des groupes ? 

Savoir programmer et le faire savoir

Les spectacles vivants devraient être la priorité « commerciale » de la politique culturelle : il en va de notre crédibilité auprès des Bois-Colombiens, mais aussi des troupes et des artistes que nous souhaitons attirer dans notre ville. 

Le savoir-faire d’une bonne programmation ne suffit pas à assurer le succès. Il faut aussi le faire savoir, le partager, s’assurer que tous les citoyens se sentent concernés et attirés par les événements culturels de notre ville. 



Stéphane Amiot, Bois-Colombes En Marche
@stephaneamiot

Alain Lime, Bois-Colombes En Marche

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