Comment faciliter l’inclusion des enfants en situation de handicap

Non seulement l’accueil de ces enfants est un devoir collectif, mais il permet à tous de se familiariser avec la différence et participe au respect de l’autre. Une valeur fondamentale à cultiver à l’école et à enseigner aux élèves.

Depuis la loi du 11 février 2005, « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus de tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté ».

Cela modifie en profondeur la place des personnes en situation de handicap dans la société.

Qu’en est-il à l’école ?

Tous les enfants et adolescents doivent avoir accès à l’école et à la formation. Pour ce faire, certains élèves bénéficient en classe de l’aide d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH, anciennement AVS, auxiliaire de vie scolaire). Mais pour d’autres, l’adaptation scolaire se résume à la mise à disposition d’un ordinateur…

De plus, avec l’évolution de la loi en 2019, un service de l’École inclusive est créé dans chaque département, pour mettre en œuvre l’accompagnement des élèves et gérer une cellule d’accueil, d’écoute et de réponse destinée aux parents.

Une fois posé le cadre juridique, qu’en est- il réellement sur le terrain ?

– Dans les structures de la petite enfance : 

Seulement 6% des places en crèche sont occupées par des enfants en situation de handicap, bien loin de pays comparables au nôtre, comme la Suède. En cause, par exemple, le mode de financement par la caisse d’allocation familiale, qui privilégie les enfants présents à temps complet,ce qui est rarement le cas des enfants à besoins particuliers. 

– À l’école :

Le nombre d’enfants handicapés scolarisés « en classe ordinaire » dans le primaire et le secondaire a presque doublé depuis 2009, mais la qualité de cette scolarisation est très disparate. Son amélioration est le défi à relever pour les années à venir : diminution des délais de traitement des dossiers, augmentation des enseignants référents, etc.

Ces évolutions sont attendues à l’échelle nationale, mais…

Que peut-on faire à l’échelle de Bois-Colombes ?

– La commune peut  jouer un rôle fondamental dans le soutien et l’accompagnement des familles, en créant par exemple un point d’information au sein de la mairie, ou en les mettant en relation avec la cellule d’écoute de l’Éducation nationale. 

– Elle peut assurer elle-même la prise en charge de l’enfant en situation de handicap dans les structures de la petite enfance ou dans les activités extrascolaires périscolaires et sportives. 

– Elle peut assurer la formation spécifique des assistantes maternelles, des agents territoriaux spécialisés, des écoles maternelles (ATSEM), ou encore des animateurs des activités périscolaires.

– Elle peut développer des partenariats avec des associations de terrain, intervenant localement dans le domaine du handicap. Et elles sont nombreuses : UNAPEI, APEI, Perce-Neige, APF, UNAFAM 92, Association des sourds, Association trisomie 21… Elles ont besoin de soutien, et des ressources que peut leur apporter une collectivité locale comme Bois-Colombes.

On le voit, crèches et écoles peuvent accueillir tous nos enfants, à condition que la ville joue pleinement son rôle. À Bois-Colombes, nous avons de belles marges de progrès !

Alain Lime, Bois-Colombes En Marche

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